Rencontres Escrime

Une vieille tradition à ne pas oublier

Quand Kubrick veut montrer dans 2001 les débuts de l'homme et de la civilisation, il met en scène le premier singe qui prend un os pour s'en faire une arme. Le premier outil était né, et sa fonction (se défendre ou attaquer) a parcouru notre histoire, et celle du théâtre.

Du théâtre qui raconte son époque

Les récits de théâtre, depuis les plus anciens, parlent souvent de leur temps. Et le combat, notamment à l'épée, a fait longtemps partie de ces récits. Jean-Luc Bouisson, dans sa thèse les Rapports de la Musique et du Duel dans le Théâtre de Shakespeare, montre comment la présence du combat renforce la puissance de la pièce.

Du duel judiciaire du Moyen-Âge au point d'honneur de la Renaissance, l'escrime a donc fait partie du théâtre, comme elle faisait partie de la formation du gentilhomme, au même titre que la danse ou la poésie, parce qu'on considérait qu'au delà d'un simple apprentissage utilitaire (savoir se battre pour faire la guerre ou répondre à un duel), elle permettait aux jeunes gens de développer des qualités de prestance, de tenue...

Puis au fur et à mesure que le combat a disparu de la vie quotidienne et des pièces de théâtre, l'escrime a disparu des enseignements théâtraux. Pourtant, il a toujours sa place, car si le langage est une arme, alors savoir se battre avec des armes aide à se battre avec des mots.

Lors de rencontres-conférences, nous pouvons donner à réfléchir sur de différents thèmes, historiques ou pratiques, autour de cette tradition de l'escrime théâtrale qui a malheureusement tendance à disparaître...